On promet du sur-mesure mais on ne peut pas réinventer un programme à chaque réservation.

(Suite)

Nous avons travaillé sur l’architecture de la carte. Pas sur les soins eux-mêmes, mais sur leur organisation, en clarifiant les intentions et en réduisant certaines redondances, afin de rendre chaque parcours immédiatement identifiable.
Nous avons travaillé sur l’architecture de la carte. Pas sur les soins eux-mêmes, mais sur leur organisation, en clarifiant les intentions et en réduisant certaines redondances, afin de rendre chaque parcours immédiatement identifiable.

VERS DES PARCOURS WELLNESS PLUS STRUCTURÉS

Soyons clairs, proposer un simple enchaînement de soins ne suffit plus pour créer un véritable parcours de bien-être global. Cette nouvelle génération de clients attend de vos offres qu’elles présentent une logique et une progression dans le temps. Cela oblige à repenser la manière dont on conçoit un parcours, surtout dans un Spa de luxe, où chaque décision doit rester compatible avec l’exploitation. Pour vous donner un exemple concret, j’ai choisi de vous présenter un échange mené avec mon équipe à propos d’un projet de restructuration.

Diane Bernardin Présidente Directrice Générale Wellness Consulting
Diane Bernardin
Présidente Directrice Générale Wellness Consulting

Récemment, nous avons été sollicitées pour intervenir sur le repositionnement Wellness d’un hôtel haut de gamme. La direction avait fait un choix ambitieux : structurer une offre globale capable d’intégrer plusieurs expertises, au-delà des soins traditionnels. L’intention était pertinente et les prestations de qualité, pourtant les résultats restaient en deçà du potentiel. Nous nous sommes alors posé une question très simple : pourquoi ces programmes, pourtant ambitieux et en phase avec les attentes du marché, étaient-ils finalement peu choisis ?
La session de travail a commencé par un exercice simple, chacune devait formuler en une phrase ce que le client comprenait réellement en découvrant l’offre. Les réponses ont été révélatrices… « C’est riche, mais dense » – « On sent la qualité, mais pas toujours la logique » – « On parle de manière globale, mais le chemin n’est pas évident ».
Premier constat : ce n’était pas un problème de fond, mais de structure.

Premier sujet : la lisibilité
En voulant proposer une approche globale, l’offre avait gagné en richesse, mais aussi en complexité. Il y avait plusieurs niveaux, des combinaisons proches, des formats aux intitulés inspirants, mais peu explicites. Dans la réalité commerciale, l’effort est rarement récompensé ! Un client qui hésite trop longtemps simplifie ou reporte sa décision… Nous avons donc travaillé sur l’architecture de la carte. Pas sur les soins eux-mêmes, mais sur leur organisation, en clarifiant les intentions et en réduisant certaines redondances, afin de rendre chaque parcours immédiatement identifiable.

Deuxième sujet soulevé par l’équipe : la personnalisation
« On promet du sur-mesure, mais on ne peut pas réinventer un programme à chaque réservation », a fait remarquer l’une des responsables opérationnelles. Elle avait raison : les clients veulent sentir que leur parcours est adapté mais dans la réalité d’un Spa de luxe, une personnalisation improvisée déséquilibre les plannings en multipliant les ajustements, ce qui finit même par mettre une pression inutile sur les équipes. Nous avons retravaillé le cadre afin de structurer suffisamment pour sécuriser l’exploitation tout en laissant des marges d’ajustement réelles. L’objectif n’était pas de proposer une offre moins personnalisée, mais de la rendre plus maîtrisable.

Nous avons analysé les enchaînements, harmonisé les durées et réduit les ruptures. Ce travail n’a donc pas consisté à enrichir l’offre mais plutôt à la structurer pour la rendre plus lisible et plus exploitable.
Nous avons analysé les enchaînements, harmonisé les durées et réduit les ruptures. Ce travail n’a donc pas consisté à enrichir l’offre mais plutôt à la structurer pour la rendre plus lisible et plus exploitable.

Troisième point déterminant : le rythme
Une autre question a été posée : « Ces parcours sont-ils fluides à vivre et à opérer ? » Un parcours global mal calibré engendre de multiples transitions, des temps morts et des changements d’intervenants qui fatiguent les équipes autant qu’ils perturbent les clients. Sur le marché actuel, beaucoup d’établissements affichent des parcours « holistiques ». La différence ne se joue donc plus sur l’intention, mais sur la capacité à organiser et à exécuter. Nous avons donc analysé les enchaînements, harmonisé les durées et réduit les ruptures. Ce travail n’a donc pas consisté à enrichir l’offre mais plutôt à la structurer pour la rendre plus lisible et plus exploitable.

Ce que je retiens de cette mission, c’est qu’un parcours Wellness global n’est pas une addition d’expertises, mais une architecture. Et seule une structure claire peut être portée sereinement par les équipes et comprise sans difficulté par le client.

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