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Décryptage des chiffres clés de l’économie mondiale du bien-être, où en sommes-nous réellement ?

Selon la nouvelle étude du Global Wellness Institute (GWI), l’économie du bien-être a franchi un seuil historique : 6,8 trillions de dollars en 2024, et ce n’est qu’un début. Selon les prévisions du GWI, ce marché devrait atteindre 9,8 trillions d’ici 2029, soit une croissance annuelle moyenne de 7,6 %, plus rapide que celle du PIB mondial. Analyse et décryptage dans cet article.

Économie mondiale du bien-être :
6,8 TRILLIONS de dollars en 2024

Note : les montants ne s’additionnent pas en raison de chevauchements entre les secteurs. Source: Global Wellness Institute
Note : les montants ne s’additionnent pas en raison de chevauchements entre les secteurs. Source: Global Wellness Institute

LE WELLNESS
UNE NOUVELLE PUISSANCE ÉCONOMIQUE MONDIALE

Le bien-être représente désormais 6,1 % du PIB mondial, contre 5,7 % en 2019, et dépasse déjà : le sport (2,7 trillions de $), le tourisme (5 trillions de $), l’informatique (5,3 trillions de $), et fait presque quatre fois la taille de l’industrie pharmaceutique (1,8 trillion de $). Mais le chiffre le plus révélateur est sans doute celui-ci : 60 % des dépenses mondiales de santé sont désormais consacrées au bien-être, c’est-à-dire la prévention, l’éducation au corps et à l’esprit, la longévité et la qualité de vie. En clair, on ne guérit plus une pathologie, on évite qu’elle ne s’installe.
Pour comprendre cette dynamique, examinons les 11 segments qui composent cette économie. Certains progressent de manière régulière – ce sont les piliers historiques – d’autres s’envolent à une vitesse inédite.
Commençons par le socle stable, c’est-à-dire les secteurs dits « matures », qui croissent à un rythme de 5 % par an : les soins personnels et la beauté (1,35 trillion de $), l’alimentation saine et la nutrition (1,15 trillion de $), l’activité physique (1,14 trillion de $), et la médecine traditionnelle et complémentaire (606 milliards). Ces marchés répondent à une demande mondiale devenue culturelle : mieux se nourrir, mieux bouger, mieux se connaître.
Puis, il y a les secteurs qui, après avoir subi l’onde de choc Covid, ont non seulement rebondi, mais explosé : Spas : +14,6 %, Tourisme de bien-être : +13,8 % et Thermalisme & thalassos : +11,1 %. On ne voyage plus pour voir le monde, mais pour revenir à soi.

6,8 trillions de dollars : le bien-être n’est plus une tendance,
c’est une industrie-pilier mondiale.

VERS UNE SOCIÉTÉ DU BIEN-VIVRE
La longÉvité s’impose partout, pour tous

Deux segments explosent à un rythme inédit : l’immobilier de bien-être : +19,5 % par an depuis cinq ans et le bien-être mental : +12,4 % par an. L’immobilier s’impose, car nos lieux de vie deviennent des écosystèmes thérapeutiques : lumière naturelle, qualité de l’air, bio-affinité en design, organisation spatiale anti-stress. Le bien-être mental progresse parce que la souffrance émotionnelle est devenue la première fragilité mondiale, une génération entière la considérant comme une priorité. Katherine Johnston le rappelle : « L’économie du bien-être est désormais une tendance de consommation inarrêtable, accélérée par nos expériences pandémiques. Il y a eu un changement radical dans les mentalités. La prévention, la santé mentale, la connexion sociale et la nature prennent une importance cruciale ».

À l’inverse, un seul secteur peine à suivre : le bien-être en entreprise. Avec 53 milliards de dollars et une croissance stagnante, il souffre de la fin progressive des programmes internes, mais surtout de la fragmentation du collectif humain : télétravail, hybridation, indépendance, chacun s’occupe de soi, mais plus ensemble.

Taux de croissance annuel moyen projeté par secteur, 2024-2029
Taux de croissance annuel moyen projeté par secteur, 2024-2029

Selon les projections du GWI, les marchés les plus expansifs devraient être, dans les cinq prochaines années : l’immobilier de bien-être (+ 15,2 % par an), la médecine traditionnelle et complémentaire (+ 10,8 %), le bien-être mental (+ 10,1 %), le thermalisme (+ 10 %), le tourisme de bien-être (+ 9,1 %) et la médecine personnalisée (+ 9,3 %). En filigrane, une évidence se dessine : la longévité ne sera pas une filière isolée, mais un fil conducteur transversal qui s’insérera dans l’ensemble des secteurs du bien-être. Comme le souligne le GWI : les avancées futures en matière de longévité dépendront d’un effort conjoint entre des marchés médicaux et du bien-être, offrant des opportunités économiques colossales.

L’étude du GWI ne met pas seulement en lumière un phénomène économique, elle expose également une transformation culturelle en profondeur. Le bien-être ne se situe plus en marge ; il devient une infrastructure essentielle de nos vies : mieux dormir, mieux respirer, travailler différemment, voyager autrement et vieillir avec vitalité. Autant de dimensions quotidiennes qui structurent désormais notre rapport au monde et à nous-mêmes.

D’ici 2029, six secteurs devraient dépasser chacun le seuil du trillion de dollars, installant définitivement le bien-être comme l’une des grandes matrices économiques de notre siècle. Et si le futur de la santé ne se jouait plus à l’hôpital, mais dans nos foyers, nos assiettes, nos modes de vie et nos émotions ?

> Plus d’informations www.globalwellnessinstitute.org

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