
Il existe des adresses qui traversent les décennies sans que l’on s’interroge sur leur pertinence. Le Fouquet’s en fait partie. Situé à l’angle des Champs-Élysées et de l’avenue George V depuis 1899 et inscrit aux Monuments historiques, l’établissement jouit d’une légitimité incontestable. Mais la légitimité ne suffit plus. Dans un paysage où les palaces se réinventent et où LVMH redistribue les cartes sur la plus célèbre avenue du monde, le Fouquet’s a choisi de reprendre l’initiative. Pas en accumulant les signes extérieurs du luxe, mais en repensant ce qui fonde l’expérience de l’intérieur.
Fondé en 1899 au 99 avenue des Champs-Elysées, le Fouquet’s a traversé les siècles en se réinventant à chaque époque. Racheté par le groupe Barrière en 1998, il est devenu un hôtel en 2005, signé Édouard François et Jacques Garcia. Il compte aujourd’hui 101 chambres et suites, un restaurant, Joy, situé au premier étage, un speakeasy, Le Marta, un rooftop avec vue sur la tour Eiffel et un Spa de 750 m² au sous-sol.
Mais son potentiel restait sous-exploité. Julien Gardin, directeur général depuis deux ans, ne le cache pas. La maison était « tombée en désuétude ». L’arrivée de Joy Desseigne-Barrière et d’Alexandre Barrière à la tête du groupe a déclenché un cycle d’investissements majeurs, mené par le directeur général Grégory Rabuel. Le repositionnement est également stratégique. Avec le lancement de Barrière Collection, le groupe redéfinit son portefeuille autour de quatre univers. Le Fouquet’s incarne la Signature Collection, vitrine ultra-luxe internationale aux côtés de New York, Courchevel et bientôt Saint-Barth (À lire ici). Le Fouquet’s Paris est la porte d’entrée de cet écosystème. Le point de départ de cette réinvention ? Son Spa, qui s’affirme comme l’un des leviers d’attractivité les plus puissants de cette nouvelle ère.